Basé sur le light novel éponyme et sorti en 2022, The Eminence in Shadow s’est rapidement imposé comme un ovni dans le paysage des anime isekai. Derrière ses airs de power fantasy classique se cache en réalité une satire du genre, mêlant humour absurde, action spectaculaire et méta-commentaire sur les codes de la fiction.

Un héros qui joue…

L’histoire suit Cid Kagenou, un adolescent obsédé par l’idée de devenir « l’éminence dans l’ombre » : quelqu’un qui tire les ficelles en secret sans jamais être reconnu. Après sa réincarnation dans un monde fantastique, il fonde le Shadow Garden, une organisation clandestine censée combattre une secte maléfique… qu’il croit avoir inventée de toute pièce.

Le twist c’est que la secte existe vraiment. Sans le savoir, Cid est constamment au cœur d’une guerre réelle qu’il pense être un simple jeu de rôle.

Une parodie efficace des isekai et des shōnen

L’anime fonctionne à plusieurs niveaux grace à son côté shonen assumé : des combats dynamiques, magie, personnages stylés, progression de puissance ; son sous texte ironique des isékai réincarnation, le Shadow Garden qui fait office de véritable harem, le pouvoir cheaté du protagoniste ; et tout simplement une bonne dose d’humour créé par le décalage permanent entre la perception de Cid et la réalité du monde. Cette double narration crée tout l’épice du manga. Et on regrette de ne pas avoir de saison 3 pour continuer a sucer ce petit bonbon…

A partir d’un moment la série arrête même de donner des noms au filles du Shadow Garden pour les appeler par des numéros ajoutant a l’absurde de voir une princesse rétrograder au nom de 666. Plus Harem, tu meurs.

Une réalisation soignée et des moments cultes

Visuellement, la série alterne entre comédie et mise en scène très dramatique. Les affrontements sont particulièrement travaillés, avec un sens du spectacle assumé et des phrases devenues mémétiques chez les fans (notamment « I AM ATOMIC »).

La série réussit à maintenir un équilibre rare grace à du fan service, une critique du genre latente et le pur plaisir d’action.

The Eminence in Shadow parle au fantasme fondamental de beaucoup de récits : être puissant, influent, mais invisible. Cid n’est pas seulement un héros surpuissant, c’est quelqu’un qui veut incarner le rôle de fiction lui-même et cela pour notre plus grand plaisir de viewer.

C’était ma reco d’anime pour le mois de Février !


Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire